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Derrière le grillage - 2 : Élodie Denis et les coïncidences...

Publié le


Crowdfunding Derrière le grillage - 2
de Claire Duvivier, luvan et Élodie Denis :

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La novella d'Élodie Denis - Sous le manteau de mandragore - s'ouvre sur cette citation :

"« Vous avez certainement lu Dickens, mes petits, murmura M. Dark. Les critiques littéraires lui reprochent son abus de coïncidences. Mais nous le savons, nous, que la vie n’est faite que de coïncidences. » (Ray Bradbury, traduit par Richard Walters, La Foire des ténèbres)"

Elle ne savait pas à quel point elle avait vu juste tant Derrière le grillage - 2 se place sous le signe des coïncidences. 

Fin juin 2025, alors qu'elle arrive à la moitié de la rédaction du texte qui deviendra Sous le manteau de mandragore, Élodie Denis tombe sur la publication suivante de Claire Duvivier :
 

 

J'avais accepté sa novella et nous commencions tout juste à communiquer sur sa présence au sommaire du deuxième recueil. Je reçois très rapidement un message d'Élodie Denis que j'ai senti un peu angoissée. En substance, elle me disait que le texte sur lequel elle travaillait depuis des mois commençait exactement de la même manière : "dans un vide-grenier en banlieue parisienne". 

Les deux autrices ne se connaissaient bien évidement pas à l'époque et c'était un pur hasard. Je la rassure comme je peux, lui disant que ce genre d'échos n'est absolument pas grave, bien au contraire, que ça doit montrer un truc (j'avoue ne pas savoir quoi mais quelqu'un qui étudiera tout ça jour trouvera probablement quelques pistes intéressantes). Bref, qu'elle ne s'inquiète pas, même si le point de départ est le même, il n'y a aucune chance que le développement soit identique.

Elle a donc pu finir d'écrire Sous le manteau de mandragore, me le soumettre, signer son contrat et prendre la troisième place dans le sommaire de Derrière le grillage - 2.

Mais voilà, les coïncidences ne s'arrêtent pas là. Sinon, ça ne serait pas drôle... Une de ses amies, Florence Hafner - qui ne savait pas sur quoi elle travaillait - revient d'un voyage et lui offre une photographie d'aurore boréale. Aurore boréale qui a une place tout à fait importante dans le texte qu'elle venait de finir. Et il y en a bien d'autres, là, ce ne sont que les deux plus plus frappantes. Nous avons commencé à les répertorier et la liste est déjà longue...

Les coïncidences ne me font pas peur : j'avais déjà eu 3 textes relevant de la science-fiction dont 2 du cyberpunk pour le premier recueil et là je me retrouvais avec 3 novellas fantastiques. Ajoutez à tout ça le fait d'avoir 3 autrices pour le livre suivant. Il y en a en fait beaucoup d'autres dans ce projet. Il faudra un jour que je mette quelqu'un sur le coup parce qu'elles sont problablement à leur tour une source potentielle de nouvelles idées... Bref, ce n'est que le début.

Quoi qu'il en soit, Sous le manteau de mandragore va être à mon sens la grosse surprise de ce deuxième livre.

Et Mymy confirme ce sentiment dans sa critique sur Instagram : 

"Pour clore la traversée du projet Derrière le grillage, nous plongeons dans la dernière nouvelle et non pas la moindre. Pour rappel, ce projet est une initiative littéraire collective qui explore, à travers un recueil de textes, les frontières visibles et invisibles qui enferment l'être humain ou le protègent du monde extérieur. L'ouvrage s'achève avec la nouvelle d'Élodie Denis, « Sous le manteau de mandragore ». L'intrigue suit Lamya, une jeune journaliste pigiste dont le quotidien bascule après l'achat d'une vieille table de chevet dans un vide-grenier. A l'intérieur d'un tiroir coincé, elle découvre le fragment brûlé d'une illustration représentant une femme drapée dans un manteau de mandragore. La vision de ce morceau de papier déclenche chez elle de violentes réminiscences, d'incompréhensibles crises neurologiques et des accès de somnambulisme cataclysmiques qui la conduisent directement à l'hôpital. Depuis sa chambre, elle tente de reconstituer sa mémoire défaillante à l'aide d'un journal de bord. En parallèle, le récit exhume le passé de son père, un artisan immigré soumis aux exigences d'un sculpteur tyrannique et convaincu de voir s'animer les statues d'un verger sous l'effet d'une étrange matière dorée tombée du ciel. En remontant la piste jusqu'à ce verger clôturé, Lamya réalise que ses troubles ne sont pas un simple dérèglement biologique, mais l'héritage d'un traumatisme familial refoulé.

Cette nouvelle s'impose comme une réussite absolue et vient clore l'ouvrage avec une puissance narrative magistrale. Elodie Denis déploie une écriture ciselée, d'une grande finesse psychologique, où le fantastique s'infiltre subtilement dans les failles de la mémoire et du deuil. Le récit tire sa force d'une double temporalité parfaitement maîtrisée : le journal de bord de Lamya répond en miroir au calvaire passé de son père, tissant un fil tendu entre drame intime et angoisse cosmique. La tension monte crescendo autour de cette table de chevet et de ce verger maudit, instaurant une atmosphère oppressante sans jamais tomber dans la surenchère."
 

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Je profite de ce billet pour rajouter 10 exemplaires dédicacés par l'autrice de Misfortune cookies, une recette, son mini-essai sur Ça de King puisque les 10 premiers ont été vendus durant le premier mois de campagne. Une belle coïncidence de plus vu l'importance de ce roman pour elle comme pour moi...
 

 

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