Derrière le grillage - 2 : Claire Duvivier vous parle de sa novella & ajout d'une nouvelle contrepartie !
Publié le
Crowdfunding Derrière le grillage - 2
de Claire Duvivier, luvan et Élodie Denis :
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Aujourd'hui, je laisse Claire Duvivier vous parler de sa participation au deuxième recueil du projet Derrière le grillage.

À propos d’Un bestiaire merveilleux
"Comme Xavier l’explique dans la préface de Derrière le grillage 1, Guillaume Chamanadjian et moi-même avons été les premiers auteurs auxquels le projet a été présenté, au cours d’un dîner en 2021. Nous étions enthousiastes : c’était l’occasion de participer à une œuvre collective différente de ce que nous avions fait ensemble pour la Tour de Garde. Et de ne pas le faire ensemble, justement, mais d’explorer chacun notre propre imaginaire, nos propres inspirations. C’est venu plutôt naturellement : dès le début, Guillaume penchait vers un récit cyberpunk, avec cryptomonnaies et recréation de souvenirs ; de mon côté, je voyais de la fantasy urbaine, avec brocanteurs et dragons. Lui s’est mis à l’ouvrage dès le point final apporté au troisième volume de « Capitale du Sud » ; pour ma part, le texte a eu besoin de plus de temps pour trouver sa forme définitive. J’ai commencé à l’écrire en novembre 2023, deux ans après ce dîner avec Xavier. Et ce n’est qu’en juin 2025 que j’ai enfin pu lui envoyer ma copie.
Je me suis demandé ce qui m’avait pris tant de temps, pourquoi l’écriture avait été aussi lente et difficile pour cette novella, au point que deux autres romans, entre-temps, ont eu le temps de se glisser. C’est qu’il m’a fallu intégrer beaucoup de contraintes, moi qui écris habituellement de façon plutôt organique : celle de la taille (les fameux 111 111 signes), celle du lieu à explorer, et surtout celle que je me suis donnée à moi-même. Car Derrière le grillage a beau être un projet collectif, il touche de très près à l’intime : l’enfance, les parents, ce que nous partageons avec eux, ce que nous perdons quand ils s’en vont. Xavier, en nous offrant ce souvenir de jeunesse comme canevas pour nos textes, nous offre une partie de lui-même, et il me semblait un juste retour des choses de faire d’Un bestiaire merveilleux le plus personnel de mes textes. C’était, pour moi, la contrainte la plus terrible.
Un bestiaire merveilleux n’est pas pour autant une autofiction ou un récit de soi.

Un bestiaire merveilleux, c’est l’histoire de Déborah et Élodie. Je ne suis ni Déborah ni Élodie. Mais j’ai vécu leur jeunesse dans une banlieue parisienne très relativement tranquille, où l’on trouve le genre de lieu qui hante Xavier. J’ai vécu leur adolescence rythmée par les brocantes de quartier et les J-RPG sur Super Nintendo. J’ai vécu leur amitié féminine quasi exclusive menacée par l’entrée dans l’âge adulte. J’ai vécu la désillusion banale des premières de la classe, j’ai vécu l’éveil tardif de la conscience de classe, j’ai vécu cette impression de débarquer dans un autre monde quand j’ai quitté ladite banlieue parisienne très relativement tranquille.
Les histoires de mondes parallèles et de portails m’ont toujours fascinée, à l’adolescence. Je lisais La Tour sombre, L’Histoire sans fin, À la croisée des mondes, Fushigi Yugi (on n’utilisait pas encore le terme d’isekai à l’époque). Et ce que j’écrivais (mes tout premiers romans…) empruntait beaucoup à ces modèles : coming of age, seuil infranchissable finalement franchi, destin incroyable à ta portée dans ce nouveau monde qui n’attend plus que toi. Là encore, c’était un juste retour des choses, pour cette novella ancrée à cette époque de ma vie, que de puiser à cette source. Avec le regard plus acéré, moins ingénu, de celle qui connaît déjà la suite de l’histoire. Le narrative design de la vraie vie ne vaut pas tripette. Si tu veux te lancer dans une quête merveilleuse, il te faudra l’inventer toi-même. Et garder en tête que l’échec est probable.
Vous ne me croyez pas ? Passez le portail. Dans Un bestiaire merveilleux, c’est une simple porte de garage basculante, au fin fond d’une banlieue parisienne très relativement tranquille."
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Un bestiaire merveilleux est accompagné de ces trois dessins d'Elvire De Cock situés en tête de chacune des parties. Dans le cadre de la campagne de financement participatif, vous pouvez vous procurer des tirages d’art numérotés et signés par la dessinatrice (3 séries de 5 exemplaires au format 24 x 30 cm sur papier Arche 310 gr).

Depuis lundi dernier, la couverture sans titraille a été ajoutée à ces 3 séries, format 18,30 x 45 cm :

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